23 août 2009
La Bambouseraie d'Anduze.
La petite ville d'Anduze, dans le Gard, possède un véritable trésor, qu'on visite et revisite avec toujours autant de plaisir; un lieu de promenade et de découvertes. En compagnie de deux amies, nous avons parcouru cet endroit de rêve et en sommes ressorties ressourcées, détendues, éblouies. Je vous y invite en photos, mais avant d'entrer, juste quelques mots sur le bambou:
Il en existe plus d'une centaine de variétés: des noirs, des verts, des jaunes, des bicolores. Ce sont des herbes! étonnant, non? des graminées exactement, qui peuvent atteindre plus de 30mètres de hauteur et ont une croissance très rapide; parfois, pour certaines variétés, plus d'un mètre par jour! Et nous sommes les petites fourmis qui cheminent parmi ces herbes étranges. Ça fait du bien, parfois, de se sentir petites fourmis !Mais le plus étonnant est leur floraison: très irrégulière- il peut s'écouler plusieurs dizaines d'années entre deux- elle est totalement imprévisible et tous les bambous du monde fleurissent en même temps, quelle que soit la saison là où ils se trouvent, puis toutes les plantes meurent, nécessitant une dizaine d'années pour que les bambouseraies soient reconstituées. La dernière floraison date des années 1960... Pour quand la prochaine ???
Allez, vous m'accompagnez?
Bambous bicolores: variété rare, ils présentent des traits verticaux alternés sur les faces opposées.
Bambous jaunes. Tiens, un bicolore qui s'est égaré...
Une reconstitution d'une case laotienne en bambou. La construction ne résiste que 4 à 5 ans en France, contre une dizaine d'année en Asie, en raison des fluctuations du climat, si bien que le village est rebâti de manière différente à chaque fois.
Parmi les bambous, de nombreux grands arbres, grands, majestueux ,comme des gingko biloba, des chênes rares dont le tronc est ceint d'une couronne "d'épines", un séquoïa, un drôle d'arbre aux branches tortueuses qui semblent avoir trouvé le bon chemin après bien des hésitations...le chemin du ciel et du soleil, bien sûr. Et bien d'autres encore...
Et puis, au détours d'un chemin, surprise! dans un chêne immense, on a posé "l'Ancre de canopée".
Le jardin aquatique dispense une fraicheur très appréciée en cette période de canicule
Le labyrinthe amuse petits et grands. La preuve...mais...où sont-elles..?
La plus belle partie du parc est à mes yeux le Vallon du Dragon, un magnifique jardin japonais où la couleur des feuillages et des fleurs contraste avec le vert qui règne en maître.
Dès l'entrée, un arbre attire l'attention, un bel arbre mystérieux, qui semble vous ouvrir les bras en signe de bienvenue :
et puis ceci: serait-ce le Jardin d'éden ? ben non, pas de pommier en vue...
Dans les serres, des plantes et des fleurs à profusion...
les reines sont les lotus, malheureusement défleuries à cette saison.
sinon, vous auriez pu admirer ceci (photo empruntée à un dépliant)
un peu partout des bégonias, quelques violettes du Cap, et d'énormes parterres d' hortensias. Que ça doit être beau en début d'été !
des hibiscus aux couleurs flamboyantes
Dis-moi, belle inconnue au teint si délicat, quel est ton nom ?
La visite aurait pu être plus complète, mais je vous laisse le plaisir de la découverte si, un jour, l'envie vous prend d'aller y passer une agréable journée. Et je vous souhaite d'en ressortir le coeur en paix devant tant de beauté offerte par la nature et mise en scène par l'homme, et plein de reconnaissance envers Monsieur Eugène Mazet, qui a créé ce parc en 1856.
05 août 2009
Une bonne raison de ne pas faire la grasse matinée?
c'est que pour assister à une aurore aussi belle, il faut se lever tôt. Ce matin, le spectacle a débuté à 6 heures et n'a duré que dix petites minutes.
et puis, une araignée dans le ciel, c'est magique, non?
Une journée qui débute comme cela ne peut être que belle!
23 juillet 2009
Deuxième étape de mon tour...d'Auvergne.
Après le Puy de Dôme, mon périple s'est poursuivi par un séjour dans l'Allier, où de nouvelles merveilles m'attendaient.
Un très beau village, au nom évocateur de Hérisson et son château en ruine, mais quelle ruine! et ses toits typiques.
Ensuite Aubusson et ses riches tapisseries:
Dans la "Maison du Tapissier", vous pouvez, sous l'œil vigilant et amusé d'une experte, vous essayer à quelques rangs de tapisserie...qui seront défaits le soir-même.
Vous avez dit "facile"?
Au mur, une tapisserie créée par Jean Lurçat.
Le dernier jour a été consacré à la visite de Montluçon.
L'homme descend-il du singe?
En tout cas, comme le singe, il semble qu'il aime monter dans les arbres, car les espaces de loisirs du type "Accrobranche" se multiplient. Et bien sûr, quand on a des petits-enfants en âge d'apprécier ce sport d'un nouveau genre, on se laisse entraîner à les suivre.
J'ai adoré les ponts de singe, les passerelles à l'équilibre incertain, les cabanes dans les arbres, etc...mais j'ai surtout aimé les tyroliennes, l' appréhension de la première descente surmontée.
Je me suis quand même limitée aux parcours faciles, surtout que je partais en vacances le lendemain; ce n'était pas le moment de prendre des risques, même limités ( la sécurité est excellente)
06 mai 2009
Au fil des jours...
La BASILIQUE CITERNE
Véritable basilique souterraine, le Palais de Yérébatan est en fait une citerne de 140 m de long sur 70, et 8 m de haut. Elle a été construite au 6 eme siècle et comporte 336 colonnes, réparties en 28 rangées. Certaines de ces colonnes sont supportées par un socle à tête de Méduse. Les eaux abritent une tribu de poissons dont certains mesurent plus d'un mètre.
La tradition veut qu'un voeu se réalise si, en y pensant très fort, on jette une pièce dans l'eau.
Tout touriste qui se respecte se doit de faire la PROMENADE SUR LE BOSPHORE. Nous n'avons pas dérogé à la tradition !
L'embarcadère est situé à proximité d'une belle mosquée ancienne, celle d'Ortaköy. Juste au-dessus de la Mosquée, on peut voir un des deux ponts suspendus qui enjambent le Bosphore pour relier l' Europe et l'Asie. De nuit, ce pont est illuminé et les lumières passent par toutes les couleurs.
Sur le Bosphore, c'est un ballet incessant de paquebots, navires militaires, gros pétroliers. Afin de limiter les risques d'accidents, la circulation est alternée selon les heures: de la Mer Noire à la Mer de Marmara ou dans le sens inverse .
On peut découvrir la forteresse de Rumeli Hisari (et non Rumelihisan comme j'avais d'abord indiqué, heureusement une lectrice avisée m'a signalé mon erreur ) sur la rive européenne, et, sur la rive asiatique, les yali, luxueuses demeures en bois les pieds dans l'eau.
le BOSPHORE
Du Palais de Topkapi, on a une vue panoramique sur le Bosphore et la rive asiatique.
04 mai 2009
Moment fort de la visite d'Istanbul: le Palais de TOPKAPI
Cet édifice, qui a servi de résidence aux sultans du 15eme siècle à 1839, est construit sur la partie la plus haute de la ville, pour des raisons de sécurité. Il recouvre 700 000 mètres carrés et abritait environ 4000 personnes. Actuellement transformé en musée, on peut y admirer des trésors inestimables qu'on ne peut photographier. Toutes les salles font l'objet d'une surveillance sévère, bien que discrète.
Pour accéder au palais, on traverse un immense et magnifique parc, orné de parterres de tulipes et de primevères qui se détachent sur le vert des pelouses.
Les plus paresseux remontent la longue allée en calèche, pour arriver à la première porte, qui ouvre sur une première cour.
Dans cette cour, l'église Sainte Irène qui est le plus ancien sanctuaire chrétien de la ville, et l'ancien Hôtel de la Monnaie de Turquie.Puis on arrive à la deuxième porte, la Porte du Salut, monumentale, flanquée de deux tours hexagonales.
Une deuxième cour, où se sont déroulées toutes les cérémonies historiques. Six allées conduisent aux différentes parties du palais, parmi lesquelles le Kubbealti, ou lieu de réunion du Conseil, le divan, dont la façade est magnifiquement décorée. L'intérieur n'a rien à envier à la façade: les salles communicantes sont richement ornées et les murs recouverts de faïences d' Iznik; afin de protéger les merveilles qui s'y trouvent, les flashs ne sont pas autorisés, donc je n'ai pas pu prendre de photos.
Une autre allée conduit à un long bâtiment surmonté de dômes, qui contient un trésor constitué de joyaux, d'armes, vaisselle, vêtements, broderies, incrustés de rubis, diamants, émeraudes; de porcelaines de Chine ou du Japon, de cristaux, de perles...Trônes recouverts d'or et incrustés de pierres précieuses...
Poignard dans un fourreau en or incrusté de pierres précieuses, poignée comportant 3 émeraudes.(photo tirée de "Palais de Topkapi" (Turhan Can)
Les différentes allées conduisent à des pavillons, dont les murs intérieurs et extérieurs sont recouverts de magnifiques faïences d'Iznik .
tandis que les portes et contrevents sont incrustés de nacre, ivoire, écailles de tortues.
Les bains et la terrasse du pavillon de Bagdad
Ce n'est qu'un faible aperçu de ce que l'on peut voir dans ce palais des merveilles.
Le Harem est également très intéressant, mais c'est au cours de sa visite que mon APN a décidé de prendre du repos.
18 décembre 2008
Ciels d'hiver
La nature est bien le meilleur metteur en scène qui puisse exister et nous offre des spectacles à nul autre pareils. Et parmi toutes les merveilles qu'elle nous propose, s'il en est une qui me fascine, c'est bien le ciel. J'aime prendre du temps pour admirer le ciel étoilé des nuits claires, le ciel d'un bleu pur et profond des journées d'été, les ciels lourds de menaces des matins d'hiver, parcourus de sombres nuages, mais aussi dorés par les rayons rasants du soleil levant. Ce matin, j'ai trouvé notre ciel ardéchois particulièrement beau et j'ai eu simplement envie de vous faire partager ce moment d'émotion. Environ 5 minutes se sont écoulées entre la première et la dernière photo !
06 octobre 2008
Septembre en Turquie.
Mes voyages en Turquie ne sont pas placés sous le signe du tourisme, mais motivés par des raisons familiales. C'est pourquoi ils revêtent pour moi un double intérêt: la grande joie d'y retrouver ceux que j'aime et celle de découvrir chaque fois des choses différentes, des lieux connus, magnifiques, ouverts aux visiteurs étrangers, mais aussi de petits endroits pleins de charme et d'authenticité, hors du regard des touristes, connus des seuls autochtones. Plus encore que les paysages, la richesse culturelle et historique, les lieux typiques, j'apprécie le sens de l'accueil, la générosité, l'humanité des habitants de ce pays où on prend encore le temps de vivre, d'écouter, de partager.
A chacun de mes séjours à Ankara, la capitale, je découvre de nouveaux quartiers. Cette année, j'ai sillonné Kisilay (sans les points sur les i ), un quartier vivant, où la moyenne d'âge doit avoisiner les 20/22 ans. Partout des cafés fréquentés par de jeunes garçons et filles, entre les cours, des bancs où les hommes sont occupés à refaire le monde
.
Sur le point culminant de la ville, se dresse la citadelle, l'ancienne Angora devenue par la suite Ankara, dont la muraille, construite dans une belle pierre rose, comporte de nombreux rappels de la présence grecque: des pierres d'anciens monuments grecs ont été incorporées lors de la construction. A proximité, le "Pazar" du château, où l'on trouve de tout: étoffes, épices, batteries de cuisine,etc... et où l'on peut voir les artisans dans l' exercice de leur art.
marché aux épices, tôt le matin,au pied du chateau
En dehors de ses anciens quartiers, Ankara est une ville très moderne, très "européenne", où l'on se sent d'autant moins dépaysé qu'un grand nombre de mots du vocabulaire turc sont d'origine française, alors que la langue française est aussi émaillée de mots d'origine turque: ainsi, vous pouvez acheter vos "kosmetik", prendre une "dus" (il me manque la cédille qui donne le son ch au s), héler un "taksi", aller dans un magasin de "konfeksiyon" pour acheter un "pijama", faire des "fotokopi" dans un "stüdio" ,vous faire faire une beauté chez la "manikür-pedikür" ou faire appelle à un "noter" pour régler vos affaires...et pour les gourmandes,aller vous régaler de pâtisseries orientales ou occidentales, au choix
Je ne me lasse pas d'admirer les étalages de fruits et légumes, de qualité irréprochable et bon marché. A propos, qui peut me dire le nom de ces..."choses"?
Une anecdote concernant ce "fruit": le marchand à qui je demandais le nom m'a répondu: "je ne sais pas, mais c'est un légume français, ils le font cuire à la poêle, coupé en tranches avec du beurre" !
Bientôt, je vous parlerai un peu d'Istanbul au charme fou, que je n'ai pas pu visiter comme j'aurais voulu: on n'a pas eu de chance, il a plu tous les jours de notre court séjour.Mais, c'est sûr, j'y retournerai...
11 février 2008
Voyage en Turquie
Un petit tour sur le blog de Nanethot m'a donné envie de vous faire voyager en Turquie, à travers quelques photos de ce beau pays. Aujourd'hui, je vous emmène sur la Mer Noire, qui porte bien mal son nom. Demain, je vous présenterai la Cappadoce.
Le petit port d' Amasra, jolie petite ville touristique, et un coucher de soleil sur la Mer Noire
Le marché d'Amasra où les marchandes vendent la production de leur lopin de terre.
La salade aux 28 ingrédients, si joliment présentée, une des spécialités , avec l'excellent poisson fraichement péché, le délicieux Kalkan que l'on ne trouve que dans la Mer Noire.

01 janvier 2008
Noël givré
Un Noël blanc de givre,c'est assez rare dans la région, c'est beau mais tellement éphémère. Même si la photo n'est pas terrible, ça restera un beau souvenir.






















































